Les reliques déposées dans l’église sainte Louise de Marillac

Dimanche 5 février, le père Purgu a conduit une procession des paroissiens des Bois-Luzy venus déposer un certain nombre de reliques à l’entrée de l’Eglise Sainte-Louise-de-Marillac. Les reliques (du latin reliquiae, « restes ») sont les restes matériels qu’a ou qu’aurait laissés derrière elle une personne vénérée en mourant : soit des parties de son corps, soit d’autres objets qu’il a ou avait, pour les croyants, sanctifiés par son contact.

Plusieurs reliquaires n’ont pas livré leur secret. D’autres ont pu être identifiés par de très anciennes inscriptions en latin, en français ou en italien. C’est le cas de celles de Saint-François de Sales, évêque de Genève au XVII°siècle, de Sainte-Germaine canonisée en 1867 mais qui vivait dans les années 1 600, de Sainte-Philippine, décédée en 1852 aux Etats-Unis et canonisée en 1988, de Saint Severin, ermite mort à Paris en l’an 540, du bienheureux Gaspard Bon mort en 1604 et béatifié en 1786, de Saint- Nicéphore, empereur byzantin mort en 811. La plus emblématique est une relique de Saint-Joseph qui pourrait provenir de l’Eglise du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Trois reliques sont directement liées à notre vie paroissiale : celles de Saint-Victor, soldat romain exécuté pour sa foi en l’an 303 et qui donna son nom à l’abbaye de Saint-Victor, haut lieu du catholicisme en Provence ; de Saint Théodore, évêque de Marseille de l’an 575 à l’an 595 dont une célèbre église baroque porte le nom et le souvenir et de Sainte-Louise-de-Marillac, patronne de notre clocher et fondatrice, avec Saint-Vincent de Paul, des filles et des dames de la Charité dans les années 1640.

D’autres souvenirs complètent ces évocations de la pérennité de notre Eglise : une rose cueillie sur la tombe de Saint-François d’Assise, une poussière provenant de la colonne de flagellation, une évocation d’une ville de Juda où la vierge Marie rendit visite à Sainte- Elisabeth.

Le culte rendu aux reliques, qui s’adresse aux saints, est un culte de respect et non d’adoration, réservé à Dieu seul. Ce culte remonte aux martyrs des premiers siècles, sur les tombeaux desquels on venait prier et célébrer la messe. Ces reliques sont des témoignages et des hommages rendus à des femmes et des hommes, qui, à divers moments de l’histoire, ont exprimé leur foi, souvent au prix de leur vie.

Tous les paroissiens de l’ensemble pastoral de Saint-Barnabé sont invités à visiter ces témoignages de l’histoire qui, même si leur origine n’est pas scientifiquement prouvée, les encouragent au service de leur engagement.

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